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mercredi 29 juin 2011

FLASH BACK ( pochade gendarmesque pédagogique)

CALAMITAS CALAMITATUM


Extrait de la scène finale de « Souriez » pièce loufoque en vers très calamiteux commise par Sylvain Godard.



Le gendarme découvre que sa femme, Marie, le trompe. découverte de l'amant ...



Le gendarme

Un homme dans mes roses, un homme avec ma femme

La colère m'étreint, la douleur m'assaille

Que fais-tu là maroufle, caché dans ce bosquet ?

A baiser ma compagne, je te vois occupé

La peste soit sur toi et sur cette traitresse

haro sur toi catin, la mort pour toi connard

Pour laver cet affront

la vengeance par le sang est la seule solution



Kristel ( amie des Dieux)

l'affaire est mal partie et ça sent le roussi

l'heure est venue pour nous d'arrêter tout de suite

le carnage promis, la folie attendue

Nous décidons céans qu'un simple bain de pieds

ne saurait devenir un sanglant événement

Les amants sont trop beaux, et le gendarme trop jeune

pour payer aujourd'hui, un ultime tribut

A l'avare Charon le sombre marinier

Pour vomir leur obole sur la rive du Styx

L'infâme batelier ne les passera pas

Nous n'y sommes pas encore, donnons leur un sursis

Ils auront leur retraite si Raffarin(1) le veut

Et ils échapperont, une fois n'est pas coutume

A l'errance éternelle dans les plaines du Tartare.

Zeus, écoute ma prière, épargne à ce trio

La danse maudite des ombres de l'enfer

Quant à vous Messieurs Mesdames, spectateurs d'un soir

Nous voulons dire ceci

Au tourment de la vie, aux affres de l'enfer

Que faut-il préférer?

De cette réflexion, nous vous recommandons

De renoncer à faire la triste économie.

Mais ne tardez pas trop, les dieux sont facétieux

Ils sont d'humeur changeante. L'épilogue d'un jour

N'est que très rarement, celui du lendemain

d'un simple trait de plume ou d'un divin caprice

Nous pourrions ici même, changer le cours des choses

Et d'une comédie faire une tragédie.

Éros mon bel ami il te restes encore

A retourner sur terre, a franchir la nue

Et dans sa roseraie, calmer le triste sire

Ton art aura raison de sa fureur jalouse

Va donc mon compagnon et n'épargne point ta peine

Il faut qu'en cette soirée, ce soit l'amour qui gagne.



(1) la pièce en question n'est plus toute jeune, mais la question des retraites est toujours d'actualité !

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