Le long du sentier muletier
Qui mène au village endormi
L'entêtante odeur du figuier solitaire
Gonfle à la chaleur des rayons de midi
Halte obligée pour le marcheur fatigué
Dont le regard s'attarde un instant sur le bleu pâle
De l’Océan qui danse au loin.
Un chien famélique tente un semblant d’appel
Avant de replonger dans une méridienne sans rêves
Quelques touffes de laine
Font de l'antique barbelé taché de rouille
Une trompeuse guirlande
Les hommes d'ici gardent
Des fusils bien graissés dont l’acier reluit
Dans la froide pénombre de leurs invisibles demeures
La saison venue
Ils briseront d’un claquement double
Le vol insouciant de l’oiseau migrateur
Ici comme ailleurs
L’odeur fade et entêtante
Des aromatiques surchauffées
Voisine avec celle écœurante du sang.
De la chèvre égorgée
Et quand vient le soir
Le fumet sacrificiel
Est doux au fils de Zeus et d’Héra.
Ici j’ai vu
Les fusils villageois
Décimer les chats soupçonnés de gale
Ici j’ai vu
Sortir les rats.
La fausse-bonne idée: le droit de pétition
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Le Président de l’Assemblée Nationale française, Richard Ferrand a adressé
aux députés français un courrier de quelques feuillets immédiatement rendu
publi...
Il y a 7 ans
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