lundi 10 octobre 2011

THERE'S SOMETHING ROTTEN ...


THERE'S SOMETING ROTTEN
par Sylvain Godard, lundi 10 octobre 2011, 17:47

Il y a quelque chose de pas très joli dans cette mosaïque jamais finie. Il y a quelque chose qui coince dans ce puzzle aux pièces retorses qui refusent obstinément de s’imbriquer les unes dans les autres selon les lois de la marrante symbiose qui régit le monde depuis les temps immémoriaux. Champ de bataille permanent où l’on ne cessa jamais de s’entredéchirer, de s’étriper, quel recoin de cette vieille Europe de la discorde ne fut jamais souillé du sang des frères ennemis ? Quels sillons n’ont jamais débordé du sang généreusement versé par la soldatesque des massues, des bâtons, des lances, des épées, des boulets, des V1 et de V2 des obus et des bombes. L’odieuse dernière guerre et son cortège de monstruosités n’auront même pas suffit à mettre un terme aux exécutions de masse, aux massacres et aux charniers comme récemment ceux de Bosnie. Si l’on est optimiste on se dira qu’à quelques millions de morts près les pères fondateurs de l’Europe des 6 et leurs successeurs auront réussi à ramener la paix relative que nous connaissons aujourd’hui dans l’Union commerçante et libérale des 27. Mais si les armes se sont calmées d’autres guerres balayent régulièrement le continent. Ce sont des guerres bactériologiques et/ou virales menées tambour battant à coups de concombres, de graines germées, de vaches folles, de porcs et d’oiseaux grippés. Virus et bactéries s’en donnent à cœur joie pour refiler la chiasse et parfois la mort aux résidents du triste phalanstère. Encore plus fort, les produits financiers toxiques empoisonnent le marché qui a désormais bien du mal à rester commun et l’on crée des banques poubelles pour y déverser la merde financière un peu comme en informatique on balance les virus à la corbeille. Mais on le sait, c’est très difficile de se débarrasser des virus car leur liste évolue chaque jour rendant impossible toute prévention sérieuse. S’ils ne guerroient plus comme avant les peuples d’Europe, disons-le tout net, ne s’aiment pas. Ils se méprisent. Les Grecs sont fainéants, les Français pleins de morgue, les anglais fous comme leurs bovins et les belges idiots. Lorsque récemment quelques Germains se vidèrent en quelques heures victimes de fulgurantes diarrhées ils se tournèrent « tout naturellement » vers leurs frères espagnols et pointèrent d’un doigt accusateur les concombres ibères qu’on soupçonna, (suffisamment longtemps pour ruiner les producteurs de la péninsule), d’être des drones malveillants en forme de zeppelins bourrés d’Escherichia coli (bactérie bien nommée) lancés sur l’Allemagne pour provoquer colique et chiasse ainsi qu’elle belle querelle intestine. Quelques décennies plus tôt c’était les englishe qu’on accusait de balancer leurs vaches folles par-dessus la Manche histoire de transformer en éponges les cerveaux de leurs confrères Européens renouant ainsi avec un passé médiéval pas si lointain que ça ou l’assiégeant catapultait des charognes puantes par-dessus les remparts de l’assiégé histoire de semer la maladie au château. Encéphalite spongiforme. Dernière question en date : faut-il tourner le dos aux grecs ? Gros dilemme Il semblerait qu’Angela et Nicolas le fameux couple franco-allemand aient choisi la voie de la sagesse en décidant de faire face. Ouf on respire. L’Europe, l’Europe, l’Europe vaticinait la Pithie Colombéenne du haut de ses deux églises .Réitération rhétorique d’un signifiant à la recherche d’un signifié menacé d’insignifiance.
Lire aussi : La crisis del pepino, a ver si nos importa un comino . Blog de Serge Bug.

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