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jeudi 7 juillet 2011

"LA COTE D'AMOUR" ou "QUI BENE AMAT BENE CASTIGAT"

ἡ Ἔξοδος ( 1)

Le Nil fut nauséabond, les grenouilles montèrent, la poussière devint moustiques, Les taons entrèrent dans tout le pays, les troupeaux moururent, gens et bêtes furent couverts d'ulcères en pustules, la grêle se mit a tomber, Les sauterelles firent festin de ce que la grêle avait laissé, les ténèbres s'installèrent, « last but not least » tous les premiers-nés moururent dans le pays.
Dieu n'est pas drôle. Quand il aime (et Dieu est amour) il châtie. Donc plus Dieu aime plus il châtie, et jamais il ne lésine, la preuve chez les Égyptiens, pas ceux de la place Midam el Tahir ( encore que..) mais ceux des pyramides, des Pharaons. C'est proportionnel, logique, mathématique, imparable.
Mais tout ça me direz-vous; c'est du passé, de l'ancien, de la fiction, des racontars. Les plaies ne sont plus d'actualité, c'est une vieille histoire. Et pourquoi notre Dieu d'amour voudrait-il se venger ? Et se venger de quoi ? Une si belle époque que la nôtre : au rendez-vous de l'éthique, de la justice sociale, du bonheur matériel et spirituel pour tous, des Airbus et des Rafales. Un sans faute. Non ? Alors ?
Coup de théâtre. Dieu n'en aurait pas fini avec les châtiments. La preuve: les coccinelles, parfaites ambassadrices du tout puissant ont frappé, la plaie. Les bêtes à (au) bon Dieu, toutes élytres dehors se sont abattues sur la côte d'Amour ( Dieu à le sens de l'amour mais aussi de l'humour) et ceci en plein début de vacances estivales. Colonisant murs, plages, vêtements et … cheveux des innocents touristes. Piètre jardinier, et pauvre planteur bio, j'avais jusqu'alors pour les coccinelles une véritable admiration. On m'avait seriné qu'elles étaient l'alternative idéale au Roundup, au DDT, et autres pesticides cancérigènes et mortifères qui empoisonnent nos jardins et nos champs. On m'avait dit qu'elles pouvaient bouffer jusqu'à 200 pucerons par jour et par larve. On m'avait expliqué qu'elles étaient capables de pontes ciblées sur des colonies de pucerons et tout ça sans dommage collatéraux. Et que de la larve au coléoptère à 7 points en passant par la nymphe , rien ne pouvait faire de la bête à bon dieu une des onzièmes plaies d'Égypte ou d'ailleurs.
Hypothèse d'un mécréant de mauvaise foi : Dieu à compris que quelque chose ne tournait pas rond, qu'il fallait frapper à la tête, c'est à dire à celle des juillettistes . Efficace la bouillie de coccinelles. Ça gâche efficacement le congé payé. Il est quand même fin notre Bon Dieu !...
La question reste de savoir pourquoi nous infliger cette onzième plaie ? Qu'avons nous fait de mal, quel crime, quel, délit, quel péché capital ?
Faut-il chercher du côté d'Albert, de Charlène, de Dominique, de Pipa, de Kate, de Willie, où de moi-même votre modeste serviteur ? faut-il chercher dans ce flot de merde nauséabond qu'on nous impose chaque jour et qui n'a rien à envier à la première plaie d'Égypte qui rendit putrides les eaux du Nil source de vie. Bon courage à tous.

(1) Il s'agit ici de l'exode ( ἡ Ἔξοδος ) des coccinelles dans le ciel de la baie de la Baule sur la côte d'Amour.

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