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mercredi 27 juillet 2011

Eos à Sarakinikos

Lorsque avec les feux mourants du soir
S’éteint la valse des ombres
Sur le versant noir
Le mica s’endort
au dos des pierres obsidiennes.
Commence l’orbe de Venus
Arche de la nuit.
Au petit matin
La cendre froide
Recouvre
Et le corps et le cœur
Du dormeur.
Lorsque l’astre du jour
S’élève doucement par dessus la montagne noire
Les doigts de rose (1)
De la matinale Aurore
Caressent et réchauffent
La nature engourdie.
Et voilà que déjà brule le sable.


(1) Il est, dans l’Iliade, un vers qui intervient deux fois, contre une vingtaine de fois dans l’Odyssée. Il dit le lever de l’Aurore. L’épithète traditionnelle veut "aux doigts de rose". La première traduction disait :

Lorsque parut, matinale, l’Aurore aux doigts de rose.....

http://www.homeros.fr/spip.php?article52


Le cycle jour-nuit, en provoquant la dilatation et la contraction thermique des feuillets de mica dans ou au bord des paléo-océans, aurait fourni l’énergie nécessaire pour briser et reconstituer des molécules organiques (ARN et membranes cellulaires) à la surface des feuillets

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